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SOMMAIRE
Annexes
1.
Cartes des risques de résistance à Septoria tritici
2.
Liste des mélanges ayant fait l' objet d' une autorisation et
susceptibles de contribuer au
maintien de bonnes efficacités en situation de résistance de S.tritici aux
strobilurines
3. Valoriser la
tolérance variétale
4. Résumé des
efficacités par maladie des principaux fongicides et associations
utilisables sur blé
5. Organismes partenaires
du réseau " performance " 2004
6. Crypto-LIS : un service
internet pour aider à choisir les fongicides pour protéger le blé
tendre
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Septoria
tritici :
les souches résistantes progressent mais le contrôle est resté
efficace en 2004
Tout le monde en parle, le développement de la
résistance à Septoria tritici aux strobilurines se confirme, en particulier dans le Nord
du pays, à l' instar de ce qui a été observé chez nos voisins anglais.
L' enjeu pour le futur
est d' anticiper et de gérer la protection des cultures de blé tendre en tenant
compte de chaque situation. Globalement, la part de strobilurine devra décroître,
leur utilisation en produit
seul reste à proscrire et le nombre d' applications ne devra pas dépasser
deux. La lutte sera encore plus " technique " pour adopter les
stratégies les plus efficaces et
les plus rentables.
Le Nord très concerné, le Sud encore
épargné
Malgré le
développement de la résistance, la septoriose est restée sous contrôle en 2004.
Le potentiel d'infestation était élevé fin avril, mais grâce à une période
relativement sèche en mai (excepté dans le Sud) la pression de la maladie est
restée modérée. Les observatoires mis en place par le réseau
" Performance " ont permis de multiples analyses sur plus de 150
échantillons (voir annexe). Ils confirment que la résistance a progressé sur le
territoire. Les risques sont donc bien là et la plus grande vigilance sera de
mise en 2005.
En terme de répartition (voir annexe), la septoriose a
été plus présente dans la partie la plus au nord de la France (Picardie, Nord
Pas de Calais, Normandie) avec des variations, fonction de l' abondance
des pluies de début mai. Les montées tardives en fin de montaison n'
ont cependant pas été négligeables en terme de préjudice sur le
rendement.
Dans le sud et d' une
manière beaucoup plus inhabituelle, les mois d' avril et mai ont été très arrosés
par rapport aux moyennes. En conséquence la septoriose a été particulièrement
présente et remarquée.
Septoria
tritici est-il un champignon sédentaire ?
Le développement
de souches résistantes aux strobilurines soulève des questions
qui font appel à des connaissances précises sur l' épidémiologie
de la maladie.
-
Diffusion par les
pycnidiospores
Les pycnidiospores
sont, au printemps, le moteur de l' évolution de l' épidémie.
Elles sont formées
dans les organes de fructification asexués, les pycnides, édifiés dans les
parties nécrosées des feuilles. A la faveur de l' humidité ambiante, les
pycnides se resserrent et les spores sont expulsées sous forme d' une
gelée sporifère appelée : " cirrhe ". Cet enrobage
mucilagineux les protège des conditions climatiques défavorables mais les
alourdit considérablement et ne leur permet pas d' être transportés en
suspension dans l' air. Ce sont les éclaboussures provoquées par les
impacts des gouttes de pluies qui les projetteront vers les étages
foliaires supérieurs du blé. Leur possibilité de dispersion reste donc
limitée. On pourrait être tenté de conclure que les risques de dispersion
des résistances sont faibles ! Faux ! C' est sans compter sur le
rôle de propagation de la forme ascosporée.
Diffusion par les
ascospores
Les ascospores
issues de la reproduction sexuée, provenant des périthèces qui se sont formés
sur les résidus de récolte, sont véhiculées dans l' air dès l' automne.
Elles sont la principale source d' inoculum primaire, ce qui explique
la répartition homogène des symptômes observés dès la fin de l' automne
et pendant l' hiver sur les cultures de blé. Par ailleurs, des
publications récentes démontrent que cette phase de dispersion par ascospores
peut également intervenir au printemps et qu' elle pourrait contribuer de
façon significative à l'évolution de l' épidémie. Potentiellement les
ascospores peuvent être véhiculées par le vent sur de longues distances
(certains avancent jusqu' à 100 km). Les résistances peuvent donc elles
aussi être dispersées par le vent. En conséquence, on pourra rencontrer
des résistances partout, quel que soit l' historique d' emploi des
strobilurines, y compris dans des parcelles de l' agriculture
biologique.
|
Les points clés de l' année
2004
· La fréquence des
résistances aux strobilurines a progressé en 2004 sur l'ensemble du territoire pour
atteindre des niveaux élevés au nord d' un axe Nantes - Dijon et pouvant atteindre
localement jusqu' à 100% au Nord de Paris. Le sud de la France est semble-t-il
épargné.
· La situation de fin de saison
préfigure la situation au printemps 2005.
· Seules ou associées, les
strobilurines exercent une pression de sélection, pression en tendance
supérieure quand elles sont utilisées seules.
· La fréquence de souche de Septoria
tritici résistantes aux strobilurines n'a pas
conduit à des échecs majeurs en culture en 2004.
· L'érosion de la performance
des strobilurines seules ou associées est cependant nettement perceptible en
essai et invite en 2005 pour les situations concernées par la résistance, à
renforcer la dose de triazole, quitte à baisser la dose de strobilurine pour
maintenir le coût de la protection à un niveau raisonnable.
· La hiérarchie établie entre
les triazoles a été confirmée et souligne l' intérêt de l'époxiconazole.
· OGAM obtient des résultats
surprenants et inférieurs à ceux obtenus avec certaines références comme OPUS ou
SPHERE.
· Le chlorothalonil sera d'autant
mieux valorisé que le positionnement du traitement est préventif.
Il ne faut pas compter sur l' effet
physiologique des strobilurines
Des essais ont pu mettre en évidence que l' application
de strobilurine pouvait avoir un léger effet positif sur le rendement même
en l' absence de maladie : sur le plan
physiologique le phénomène se manifeste par un maintien " vert "
prolongé qui favoriserait donc la photosynthèse. Certains fournisseurs
mettent en avant ces résultats obtenus en laboratoire et même au champ.
Pour ARVALIS - Institut du végétal , non seulement ce raisonnement n'est
pas assuré économiquement
mais dans le contexte de progression actuel de la résistance, il
exposerait dangereusement les cultures et à terme le revenu des
agriculteurs. |
Préconisations d' ARVALIS pour
2005
Il faut d' abord ne pas
perdre de vue qu' il existe entre les variétés des différences de sensibilité
variétale à Septoria tritici et que d' une
manière générale le contrôle des maladies est d' autant plus difficile que
les pressions parasitaires sont fortes (voir
annexe).
Il faut ensuite
renoncer aux utilisations des strobilurines seules et ne pas les appliquer plus
de deux fois la même saison sur la même
parcelle.
Pour ARVALIS - Institut du
végétal, les régions où la fréquence de la résistance dépasse 30% en fin de
saison après traitement, soit grossièrement les régions situées au nord d' un
axe Nantes/Dijon, devront faire l' objet d'une attention particulière. Au
sud de cette ligne la résistance a été peu ou pas détectée en 2004 ; les
recommandations seront peu affectées.
En fonction de ce découpage les programmes de traitement
vont donc varier. On jouera sur l' équilibre triazole strobilurine, en
augmentant d' autant plus la dose de triazole que la
situation en terme de résistance est généralisée, jusqu' à l' extrême
envisager de s' en passer.
Pour être encore plus concret et à titre
de " repère ", là où l' on utilisait 0.5 l/ha d' OPERA pour lutter contre la septoriose, on préfèrera
pour les régions les plus touchées par la résistance (au Nord de
l' axe Nantes-Dijon), un mélange OPERA 0.3 + OPUS 0.3, soit
40g de pyraclostrobine + 53g d' époxiconazole pour 29 euros. On pourra nuancer
cet équilibre pour les situations les plus extrêmes au plan de la résistance
en favorisant encore d' avantage la dose de
triazole.
Pour les régions peu ou pas
concernées par la résistance (au sud de l' axe Nantes-Dijon), on pourra proposer
OPERA 0.3 + OPUS 0.2 (soit 24 euros et 40 g de pyraclostrobine + 40 g d'époxiconazole)
ou encore plus simplement OPERA 0.5 si la septoriose n' est pas
la cible principale.

Septoria tritici
Les ascospores
issues de la reproduction sexuée, qui se sont formés sur les résidus de
récolte, sont véhiculées dans l' air dèsl' automne.
Les
résistances peuvent donc elles aussi être dispersées par le
vent
Orges : encore des grillures
Cette année
encore, et pour la troisième année consécutive, les phénomènes
de grillure sur orge ont été particulièrement sévères, précipitant la
sénescence des deux feuilles supérieures et affectant le remplissage des grains.
La principale cause serait d' origine physiologique, mais la présence
remarquée de certains champignons pathogènes opportunistes pourrait bien aggraver
la situation. Esterel qui est parmi les variétés " phare " du
moment est particulièrement sensible. Dommage que la filière brassicole
n' offre actuellement pas plus d' alternative variétale.
Heureusement les solutions de protection
existent.
Leçon de
chose
En 2004, les grillures
sur orge sont apparues dès la mi mai dans les régions Sud et tout début
juin dans le Nord, à la faveur d' épisodes pluvieux. Bien que les causes
restent imprécises, des pistes nous conduisent vers les explications
suivantes :
- un
excès de rayonnement est susceptible d' induire des phénomènes d' oxydation
qui aboutissent à une altération cellulaire létale. Ce type de réaction s'
apparente à celle provoquée par certains champignons pathogènes,
- les
symptômes sont associés à la présence massive de pollen germé sur les feuilles
supérieures. Avant la floraison des orges ou en présence de pollen non germé on
n' observe pas de symptôme,
- il
semble que la présence d' humidité soit nécessaire à l' expression des
symptômes,
- de
nombreux champignons saprophytes sont associés à ces grillures, dont différentes
espèces d' Altenaria ,
- il
existe des différences de comportement variétal : Esterel fait partie des
plus sensibles, Vanessa est beaucoup plus tolérante et certaines variétés sont
indemnes,
- les
fongicides sont susceptibles de réduire l' importance du phénomène.
Une nuisibilité qui va jusqu' à 20
quintaux de perte
Nous avons remarqué depuis plusieurs années
que certains fongicides pouvaient diminuer significativement l' importance des
symptômes de grillure. Les écarts de rendement entre parcelles traitées et
témoin peuvent en effet atteindre 20 q/ha. Les observations réalisées en 2004 viennent consolider les
résultats obtenus en 2003. Il apparaît que les programmes à base de
prothioconazole[1] donnent d' excellents résultats. Parmi les produits
sur le marché, le cyprodinil fait partie des produits ayant une activité, comme
semble-t-il le chlorothalonil. La spécialité CITADELLE qui en contient, utilisée
dans nos essais en association avec Acanto, bien qu' offrant de bons résultats
sur les grillures reste malgré tout assez nettement en retrait sur les autres
maladies. Cela rend son utilisation difficile en pratique. On peut noter à l'
opposé que la spécialité COMET FLY n' a pas d' efficacité, ce qui est
probablement lié à la présence de fenpropimorhe dans sa composition.
Grillures
Les grillures, en
induisant une sénescence prématurée du feuillage affectent le remplissage du
grain et peut provoquer des pertes pouvant s' élever à plus de 20
quintaux.
Symptômes de grillure (%) et rendement
(q/ha) 1 essai -
Bernienville 2004

Maladies
sur blés : 2004, une année sans histoire
Bien que plus présentes que l' année dernière, les maladies
ont fait somme toute des dégâts modérés en culture cette année. Les rouilles
jaune et brune ont été particulièrement discrètes. La septoriose après s' être
installée sur feuilles basses n' a pas poursuivi sa progression. Côté piétin
verse seules quelques rares situations ont connu un développement tardif mais
parfois accompagné de verse. Sur épi, les fusarioses ont été moins présentes qu'
en 2003 et se sont exprimées sur une minorité de parcelles à risque. Quant à l'
oïdium, on a pu assister à son retour parfois très tôt en saison et jusque sur
épi. Mais là encore, seules certaines variétés, sur certains secteurs sont
concernées.
En pratique le contrôle des maladies n' a pas été plus
difficile que les années précédentes. Les inquiétudes générées par le
développement de la résistance de S. tritici ou
encore de l' oïdium, ont été surmontées sans grosse difficulté et les
utilisateurs ont très vite intégré cette nouvelle donne. On a en effet un peu
plus traité que l' année dernière (très sèche), avec un peu moins de
strobilurines et un peu plus de triazoles. Quant au chlorothalonil, on peut dire
qu' il a aussi été pris en compte même si son utilisation reste encore limitée.
Fusariose des épis : apprendre à
gérer le risque
2004 n' a pas été une année à problème. Bien que présente,
les attaques étaient sans gravité et plutôt localisée dans les situations à
risque agronomique élevé. La gestion du risque débute dès le semis : la
combinaison " précédent sensible en technique culturale simplifiée/variété
sensible" est peu recommandable.
Sensibilité des variétés à la
fusariose des épis
|

Ce
classement est basé sur la note publiée par le GEVES. Il est complété par
des observations issues d'essais réalisés en 2003, année à forte
pression fusariose, soit sur des essais spécifiques (soit précédent
sorgho, soit sur cannes de maïs), soit en contamination artificielle de
Fusarium culmorum et graminearum, avec brumisation ou arrosage pendant
toute la période de floraison. |
|
La résistance à la
fusariose des épis est difficile à apprécier. Le GEVES, après les 2 années
d'études conduites pour l'inscription des variétés publie des notes avec
la mention à confirmer.
ARVALIS - Institut
du végétal en réalisant des essais de post inscription peut préciser
le com-portement de certaines variétés.
Apache, Trémie,
Charger, Royssac sont des variétés bien positionnés, elles sont
mentionnées en gras sur le tableau.
Pour certaines
variétés, signalées par une asté-risque, les observations de
post-inscription ne con-firmant pas les observations initiales : les
notes ont été modifiées. Attention le lien n'est pas
total entre résistance aux symptômes sur épis des fusarioses et risque
mycotoxines. |
La fusariose des épis est également un
sujet de la plus haute importance compte tenu des liens qu' elle peut avoir avec
la qualité sanitaire des grains. L' actualité du moment qu' il faut noter
est le projet de réglementation européenne sur les mycotoxines. Ce projet vient
de subir des évolutions à Bruxelles. Il ne porte que sur l' alimentation humaine
et concerne le déoxynivalénol (DON), la zéaralénone et les fumonisines (B1 et
B2) ; il est encore en discussion et pourrait voir le jour en
2006.
Le point
sur les nouveautés fongicides
Les
méandres du processus d' homologation sont encombrés : conséquence, une
année de retard supplémentaire dans les projets& 2004 sera comme 2003 une
année de transition avec en perspectives de nouvelles molécules mais pour une
commercialisation 2006 voire 2007. Néanmoins, 2 nouvelles formulations
pourraient peut-être franchir l' homologation en fin d' année, et éventuellement
être commercialisées au printemps 2005 ou plus sûrement en
2006.
M 4715
SYNGENTA
Composition : cyproconazole 160 g/l
+ propiconazole 250 g
Dose d'AMM demandée : 0.5 l/ha blé : oïdium,
septoriose, rouilles
Autorisation attendue décembre 2004 ou février
2005
Avis ARVALIS - Institut du végétal :
La spécialité a été conçue pour
proposer une alternative à OPUS en mélange avec des strobilurines. Les premiers
résultats ont montré que si l' on raisonne correctement les équivalences de
doses, l' objectif est réaliste. En première approximation et dans les
conditions de l' année, nous validons les équivalences 0.3 OPUS / FB0402 0.25 et
OPUS 0.5 / FB0402 0.35 proposée par SYNGENTA sur septoriose même si notre
préférence va vers OPUS. Reste à raisonner le prix de la même
manière.
M 7710
SYNGENTA
Composition : cyproconazole 80 g/l
+ azoxystrobine 200 g/l
Dose d'AMM demandée : 1 l/ha blé et orge, oïdium,
septorioses, rouilles et fusarioses sur épis.
Autorisation attendue début 2005, et ne serait pas
commercialisée en 2005.
Avis ARVALIS - Institut du végétal :
Cette association
de strobilurine + triazole vise les principales maladies foliaires du blé et de l' orge. Cette
spécialité vient compléter la gamme des spécialités à base d' azoxystrobine en
lui associant du cyproconazole. Sur septoriose du blé, M7710 donne des résultats
assez nettement en retrait par rapport aux références OGAM ou SPHERE. Sur rouille brune du blé, cette spécialité
est comparable à un ensemble de produits - OGAM, SPHERE - ou d' associations
comme AMISTAR + OPUS ou ACANTO + OPUS. Elle est toutefois, comme les autres
références, moins efficace que les spécialités DENSITY et OPERA. Sur orge, cette
association nous semble assez nettement en retrait par rapport aux références et
trouvera donc davantage sa place sur blé.
Et les nouveaux
projets !
ARVALIS -Institut du végétal a pour mission d' évaluer les
nouvelles spécialités. En 2004, les travaux ont porté notamment sur la
métrafénone, le prothioconazole et la dimoxystrobine. Ces molécules annoncées en
2005 ne seront vraisemblablement pas commercialisées avant le printemps 2006
voire 2007. Profil succinct de ces nouvelles matières actives.
La
métrafénone
Codée MI001 ou BAS560F développée par BASF, elle est
efficace sur oïdium et piétin verse. En fonction de nos résultats, son activité
sur oïdium serait proche, sans être équivalente, de celle d'une association
triazole + morpholine (de type ALTO + GARDIAN). Son activité sur piétin verse
est intéressante mais irrégulière. Les niveaux d' efficacité obtenus restent en
moyenne inférieurs à ceux de la référence UNIX.
La
dimoxystrobine
C' est une nouvelle molécule de la famille des
strobilurines. Elle agit sur la respiration et bloque le champignon
principalement au cours de la phase de germination. Elle est associée à l'
époxiconazole et est distribuée en Angleterre sous le nom de ENSIGN depuis 2
ans. Elle est présentée par BASF comme un produit de T3, actif sur les
fusarioses. A l'instar des strobilurines, cette molécule est très efficace
contre Microdochium nivale, mais aussi contre F. roseum, c' est ce qui la distingue. Les niveaux d'
efficacité observés sont approximativement ceux obtenus avec les meilleures
références sur les 2 parasites. Son impact reste à valider vis-à-vis de la
qualité sanitaire.
Le
prothioconazole
Comme les triazoles, cette molécule est de la famille
des inhibiteurs de la biosynthèse des stérols. Son spectre très large en fait
une molécule polyvalente utilisable sur les maladies du pied, des feuilles comme
sur les maladies de l' épi. Son activité sur piétin verse est proche voire un
peu supérieure à celle de l' UNIX. Sur épi les résultats sur Fusarium roseum sont comparables sinon supérieurs à
ceux obtenus avec le tébuconazole. Sur Microdochium
nivale , les résultats sont excellents et proches de ceux obtenus avec les
strobilurines. Sur septoriose, l' efficacité du JAU est proche de l'OPUS. Sur
orge, les résultats sont excellents en particulier sur rhynchosporiose mais
aussi sur grillures. La rouille brune est son seul point faible. La molécule,
commercialisée en Allemagne et en Angleterre sous le nom de PROLINE, sera
développée en France uniquement en association avec d' autres matières actives,
dont le tébuconazole, la spiroxamine, la trifloxystrobine et la fluoxastrobine
(nouvelle molécule de la famille des strobilurines, connue sous son nom de code
HEC).
Où en
sommes nous dans les mélanges ?
Depuis
octobre 2003, quelques 25000 dépôts de dossiers mélanges complémentaires ont été
instruits par ARVALIS - Institut du végétal et soumis au comité d' homologation
(ce qui porte le total à plus de 50 000 mélanges).
Pour ce qui concerne les fongicides sur céréales, en
juillet dernier, plus de 8700 mélanges fongicides foliaires ont fait l' objet d'
une demande d' autorisation. Le nombre de mélanges ayant été jugé
" recevable avec autorisation provisoire " est maintenant suffisamment
large pour disposer dans presque tous les cas de solutions adaptées, surtout si
l' on y ajoute que récemment de nouvelles possibilités, comme OPUS + OPERA,
viennent d' être autorisées. Voilà qui devrait faciliter la conception des
programmes fongicides. Néanmoins des listes complémentaires sont encore en cours
d' élaboration.
Etat des dossiers déposés en juillet
2004
|
Protéagineux |
170 (fongicide/fongicide,
herbicide/herbicide)
|
|
Pomme de terre |
plus de 280 (fongicide/fongicide,
herbicide/herbicide et
fongicide/défanant)
|
|
Céréales |
Plus de 8 700 fongicide/fongicide
Plus de 34 000 herbicide/herbicide
Plus de 100 traitements de semences
|
|
Maïs et maïs
doux |
Plus de 6500 herbicide/herbicide
|
|
|
Soit un total de plus de 50
000 mélanges
|
Les mélanges autorisés sont accessibles sur le site
Internet d'ARVALIS - Institut du végétal au fur et à mesure de leurs
évaluations :
http://www.arvalisinstitutduvegetal.fr/fr/melanges.asp
Annexe 1
Cartes des risques de résistance à Septoria tritici

Le développement
de la résistance à Septoria tritici se confirme, en particulier dans le Nord
du pays

La situation après traitement, en fin de saison (carte de
droite) préfigure la situation au printemps
2005
Annexe
2
Liste
des mélanges1 ayant fait l'objet d' une
autorisation et susceptibles de contribuer au maintien de bonnes efficacités en
situation de résistance de S.tritici aux QoI 2
-
Ogam +
Opus (époxiconazole + krésoxim-méthyl) + époxiconazole
-
Ogam + Opus
team (époxiconazole + krésoxim-méthyl + époxiconazole +
fenpropimorphe)
-
Ogam 3D +
Opus (époxiconazole + krésoxim-méthyl + fenpropimorphe) +
époxiconazole
- Opéra + Opus
(époxiconazole + pyraclostrobine) + époxiconazole
-
Opéra + Opus
team (époxiconazole + pyraclostrobine) + (époxiconazole +
fenpropimorphe)
-
Comet +
Opus (pyraclostrobine +époxiconazole)
-
Diamant +
Opus (époxiconazole + pyraclostrobine + fenpropimorphe) +
époxiconazole
-
Density +
Opus (époxiconazole + krésoxim-méthyl + pyraclostrobine) +
époxiconazole
-
Density +
Opus team (époxiconazole + krésoxim-méthyl + pyraclostrobine)
+ (époxiconazole + fenpropimorphe)
-
Acanto Dos +
chlorothalonil (picoxystrobine + hexaconazole + chlorothalonil)
-
Sphère +
chlorothalonil (trifloxystrobine + cyproconazole + chlorothalonil)
-
Amistar +
Citadelle (azoxystrobine + cyproconazole + chlorothalonil)
-
Acanto +
Citadelle (picoxystrobine + cyproconazole + chlorothalonil
-
Acanto +
Opus (picoxystrobine + époxiconazo
-
Amistar +
Opus (azoxystrobine + époxiconazo
-
Rombus +
Opus (trifloxystrobine + propiconazole + époxiconazole).
Annexe
3
Valoriser la tolérance variétale à Septoria tritici
!
Plus la pression de maladie est
importante et plus les efficacités des produits ou des programmes de traitement
sont faibles. Cultiver des variétés sensibles dans un contexte de développement
de résistance, c' est s' exposer à un risque plus important. Pour
construire son programme de protection, tenir compte de la sensibilité des
variétés à Septoria tritici, c' est aussi se donner
plus de chance de faire les choix les plus adaptés. Nous publions pour la
première fois cette année, une seule et unique échelle de sensibilité des
principales variétés cultivées à Septoria tritici.
Cette échelle tient compte et corrige les effets d' éventuelles interactions
entre la précocité des variétés et leur sensibilité. Les variétés tardives et
les variétés précoces y sont évaluées de manière équitable. Notez que ces
niveaux de sensibilité ou de résistance sont susceptibles d'évoluer dans le
temps comme c' est le cas pour d' autres maladies
Comportement des variétés vis à vis des maladies observées
en 2004 vis-à-vis de la Septoriose

La septoriose est la maladie foliaire du blé la plus
fréquente et qui surtout peut être à l'origine de pertes de rendement
importantes.
Parmi les plus sensibles on retrouve
d'anciennes variétés comme Trémie ou Shango, mais aussi des variétés inscrites
plus récemment comme Royssac ou Acienda. On peut noter le bon comportement d'une
ancienne variété, Cezanne, dont la tolérance vis à vis de la septoriose semble
se maintenir à un bon niveau. Au contraire PR22R28 apparaît moins tolérante que
les années précédentes (à confirmer). Enfin parmi les nouveautés présentant une
bonne tolérance, on peut citer Hysun, Ressor et dans une moindre mesure Mendel,
Astuce et Toisondor.
Source : 28 essais ARVALIS - Institut du végétal
France entière
Annexe
4
Résumé des efficacités par maladie des principaux
fongicides et associations utilisables sur
blé
NB : les mélanges mentionnés sont autorisés
* Dans
nos essais de Champagne, nous constatons des résultats pour le quinoxyfen
très en retrait par rapport à ceux observés sur ces trois dernières
années
Annexe
5
Organismes
partenaires du réseau " Performance " 2004
Pour la première année, 47 organismes ont collaborés dans
un réseau d' essai fongicides coordonné par ARVALIS - Institut du végétal et en
relation avec l'INRA. L'objectif de ce réseau est d' unir des moyens
expérimentaux répartis sur le territoire et augmenter la capacité de collecte d'
information sur la lutte contre la septoriose. Grâce à cette démarche commune,
sur les 104 essais suivis, la situation de la résistance aux strobilurines est
mieux appréhendée et les résultats d' efficacité des produits sont plus solides
tout en privilégiant les approches locales.
LISTE DES
ORGANISMES
|
|
|
|
|
AGRIAL |
|
Chambre d'Agriculture 72 |
|
BASF |
|
Chambre d'Agriculture 85 |
|
BAYER |
|
Coopérative Creully |
|
Chambre d'Agriculture 02 |
|
Coopérative Bröons |
|
Chambre d'Agriculture 10 |
|
Coopagri Bretagne |
|
Chambre d'Agriculture 14 |
|
EMC2 |
|
Chambre d'Agriculture 21 |
|
EPICENTRE |
|
Chambre d'Agriculture 27 |
|
FREDON Nord Pas-de-Calais |
|
Chambre d'Agriculture 28 |
|
GDA 37 |
|
Chambre d'Agriculture 36 |
|
GDA Rethelois |
|
Chambre d'Agriculture 41 |
|
GEDA Chalons |
|
Chambre d'Agriculture 58 |
|
GIE Terre de France |
|
Chambre d'Agriculture 60 |
|
GRCETA d'Issoudun |
|
Chambre d'Agriculture 62 (GRDA Artois) |
|
GRCETA Evreucin |
|
Chambre d'Agriculture 76 |
|
Lepicard Agriculture |
|
Chambre d'Agriculture 80 |
|
NORIAP |
|
CAPSOM |
|
NORD NEGOCE |
|
CAPS-PONSERVAL-SENOGRAIN |
|
NOURICIA |
|
CAT 51 |
|
SOUFFLET AGRICULTURE |
|
Chambre d'Agriculture 61 |
|
SRPV Picardie |
|
CETA de HAM |
|
SRPV 39 |
|
CETA des Hauts de Somme |
|
TERRENA |
|
Chambre d'Agriculture Ile de France |
|
UCATA |
|
|
|
Union Set |

ARVALIS - Institut du végétal Xavier GAUTIER Port : 06.80.31.31.53 Tél : 01 44 31 10 20 E-mail : presse@arvalisinstitutduvegetal.fr
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