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Dossier de presse
Thèmes Cultures Date de publication Fiche détail

Economie
Gestion de l'exploitation
Conduites de cultures


Blé tendre
Maïs
Orge


04/06/2003


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Chartes de production et filières avales

Sommaire

- Le Village aval au carrefour de la production et des demandes des industries de transformation - Démontrez vos qualités grâce aux Chartes de production    
- Stand GNIS aux Culturales  
- Alimentation animale : pour une démarche concertée de filière – SNIA/SYNCOPAC                   
- La tracabilite se développe chez les malteurs pour sécuriser les consommateurs    
- Naissance d’une bière : 4 étapes de fabrication – Brasseurs de France 
- NUTRIXO
- Les Laboratoires de l’ENSMIC 
- Les amidonniers-féculiers sont présents aux Culturales 
-
 Importance économique de la filière blé dur, semoule et pâtes alimentaires

Le village de l'aval au carrefour de sa production et des demandes des industries de transformation 

Segmentation, cahier des charges, qualité, traçabilité,…des termes encore souvent abstraits pour les agriculteurs et pourtant c’est le lot quotidien des industries de la transformation qui doivent satisfaire leurs clients. Le Village de l’aval est un carrefour original  pour permettre aux agriculteurs de comprendre les exigences des acheteurs et aux transformateurs d’intégrer les contraintes et les aléas de la production.

A chaque filière ses critères de qualité, à chaque procédé de transformation ses exigences technologiques spécifiques. Le Village de l’aval présente les attentes des marchés exprimées par les industriels de la transformation.

Les propriétés des matières premières peuvent changer en fonction de la variété ou parfois de l’itinéraire cultural. Les conditions de récolte et de conservation ont également une influence sur la préservation de la qualité produite. Le Village de l’aval permet de mieux comprendre l’impact de ces différents facteurs sur la qualité et donne aux producteurs les réponses pour produire la qualité recherchée.

Le Village de l’aval sera le grand carrefour des filières où témoigneront aussi les organismes qui se sont engagés dans les chartes de production. La présence d’une très large gamme de représentants des filières avales en fera un lieu d’échange exceptionnel et original entre les producteurs et les utilisateurs .

Seront présents dans cet espace :
- l’alimentation animale ( SNIA, SYNCOPAC),
- la malterie et la brasserie (Malteurs de France , Brasseurs de France),
- les Semouliers et pastiers,
- la meunerie ( Les laboratoires de l’ENSMIC et le groupe Nutrixo (Grands Moulins de Paris…),
- l'amidonnerie (USIPA),
- la filière semences (GNIS).
- un pôle sur les chartes de production (IRTAC-ARVALIS Institut du Végétal),
- un espace d’animation sur les dernières avancées en matière de qualités technologiques et sanitaire, de stockage et de conservation, des céréales à paille, du maïs des protéagineux et des oléagineux. Cet espace est animé par les Instituts : CETIOM, UNIP, ADAESO, UNIVERS Céréales et ARVALIS Institut du Végétal.

Pour joindre l’utile à l’agréable, ARVALIS - Institut du végétal grâce à  l’aide de la filière blé fera cuire du pain et des viennoiseries pour les visiteurs pendant les 2 jours de visite, le consortium du Jambon de Bayonne fera déguster du jambon et les malteurs et brasseurs offriront de la bière.

Démontrez vos qualités grâce aux chartes de production

Lancées en 2001 et 2002 (Maïs), les Chartes de production s’inscrivent dans une démarche d’Agriculture Durable en conciliant rentabilité, qualités des produits, environnement et traçabilité .

Elles décrivent les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour les cultures de blé tendre, blé dur, orge de brasserie, maïs grain-fourrage et maïs doux. Une Charte relative à la production de maïs semences est en phase pilote.
Ces Chartes ont été élaborées par les filières céréalières représentées par des producteurs, des collecteurs, des transformateurs, l’ONIC et les instituts de recherche concernés, sous la maîtrise d’œuvre de l’IRTAC* et d’ARVALIS-Institut du végétal.
La démarche est proposée à des groupes de producteurs (organismes de collecte, groupes de développement) et peut également concerner des unions d’organismes de collecte. Plus de 11 000 producteurs étaient concernés lors de la récolte 2002, engagés par une cinquantaine de groupes.
Un double niveau de contrôle interne et externe par organisme certificateur permet de garantir aux acheteurs le respect de la charte de production et la traçabilité des lots commercialisés sous son couvert. La marque " Céréales de France " a été déposée pour les céréales à paille.
Sous l’égide de l’UNIP et avec l’appui d’ARVALIS-Institut du végétal, une charte pois-féverole est en préparation.

Mise en œuvre, garanties apportées, valorisation, perspectives de développement : le stand propose un espace d’échanges pour découvrir toutes les facettes de cette démarche-qualité/environnement. Un dispositif de vote par boîtier électronique proposera aux producteurs visiteurs de mieux découvrir le contenu des chartes.
Des exemples concrets d’articulation avec d’autres démarches qualité seront présentés et notamment l’utilisation des chartes comme base des cahiers des charges (certifiés ou non certifiés, contrats Agriconfianceâ) ou la qualification des exploitations selon le référentiel de l’Agriculture raisonnée. Deux jeux pédagogiques permettront aux visiteurs de visualiser la complémentarité entre ces démarches.

*IRTAC : Institut de Recherches Technologiques Agro-alimentaires des Céréales

                            

     llustration : marque                                                     Couvertures des 5 Chartes     
   " Céréales de France "     

                       

Stand GNIS aux Culturales
Semences de céréales : une filière pour répondre à la diversité des besoins

En céréales, mais également pour la plupart des espèces cultivées, la filière "semences" poursuit depuis toujours un double objectif : créer de nouvelles variétés, facteur essentiel de progrès, et les mettre à la disposition des agriculteurs sous forme de semences de qualité.
Aujourd’hui, les professionnels doivent répondre à des attentes de plus en plus diversifiées : performance économique pour les agriculteurs, qualités technologiques pour les industriels et les marchés, qualité alimentaire pour les consommateurs et préservation de l’environnement pour tous.

Le progrès génétique constitue une réponse essentielle pour les agriculteurs et les transformateurs. En effet, les sélectionneurs recherchent en permanence des variétés plus résistantes aux maladies, plus tolérantes aux conditions climatiques mais également performantes économiquement pour les agriculteurs. D’autre part, en concertation avec les industriels de la transformation (pour les céréales : meuniers, malteurs, semouliers…), les sélectionneurs ont intégré de nombreux critères technologiques.

La qualité des semences est également un facteur de sécurité pour l’implantation des cultures. Le Service Officiel de Contrôle et de Certification est chargé du contrôle des semences (pureté, propreté et faculté germinative) qui doivent répondre à des normes de qualité pour être certifiées et commercialisées.

La traçabilité des cultures et des lots de céréales devient primordiale pour les industriels de l’agro-alimentaire, pour répondre aux attentes de la grande distribution et des consommateurs. C’est ainsi que les contrats de productions tracées, avec utilisation de semences certifiées, se développent rapidement pour répondre aux exigences des marchés.

L’ensemble de ces thèmes est développé sur le stand du GNIS situé dans le village de l’aval des culturales et les visiteurs pourront également participer à un sondage en direct sur les attentes vis-à-vis de la filière semences de céréales.

Contact  : Delphine Guey    Tel : 06 08 28 49 12

La sécurité se développe chez les malteurs pour sécuriser les consommateurs

" La bière, c’est fait avec du houblon ".
Image d’Epinal encore bien présente dans les esprits ; si cela n’est pas faux, c’est néanmoins nettement suffisant. Et parmi les agriculteurs, ils sont nombreux ceux qui ignorent le processus qui conduit de l’orge de brasserie à la bière.

C’est pourquoi, Malteurs de France est présent aux Culturales, pour informer son son activité, mais aussi pour faire passer des messages.

La Malterie française est organisée autour de 5 groupes et de 18 usines.
Trois d’entre eux figurent parmi les 5 premiers mondiaux ; c’est dire combien la malterie française, premier exportateur mondial depuis plus de 25 ans, occupe une place prépondérante dans ce secteur.

Au début 2003, la capacité de production atteint 1 440 000 tonnes.
L’agrandissement en cours d’une des usines portera cette capacité à 1 520 000 tonnes prochainement. La malterie française investit régulièrement en capacité pour accompagner la croissance mondiale et en qualité pour conserver un outil industriel moderne et performant.

La malterie française dispose d’atouts naturels, au plan :
-  agronomiques et climatiques pour la qualité des orges
- logistiques pour expédier dans toutes les grandes zones mondiales de consommation
- industriels par optimisation des coûts et tout particulièrement, de l’énergie nécessaire au process en zone tempérée

Mais, si la malterie française est en pointe au plan mondial, c’est surtout parce qu’elle a su transformer ces atouts en avantages concurrentiels durables :

Le Comité Bière Malt Orge (CBMO) a démarré il y a fort longtemps, un programme de recherche de variétés présentant à la fois des qualités agronomiques et technologiques.
Au sein du CBMO, les malteurs jouent un rôle clé permettant de faire la synthèse entre les souhaits des producteurs désireux d’optimiser leur revenu et les contraintes technologiques et marketing des brasseurs, défenseurs de leurs marques.
Quand on connaît le capital que représente une marque mondiale, c’est évidemment une confiance importante faite au fournisseur et qui nécessite en retour un programme détaillé et sûr de mise en œuvre de la qualité des produits qu’il livre.

- La bière est un produit naturel et les brasseurs sont soucieux de maintenir et de promouvoir cette image de pureté d’origine. Pour préserver cette notion chère aux consommateurs, la filière a été amenée à créer une liste positive des produits phyto pharmaceutiques utilisables dans le traitement des maladies et le stockage des orges.
Cette liste est revue régulièrement, et s’impose à l’ensemble de la profession. De même, des plans de surveillance stricts sont appliqués pour vérifier la conformité des produits et la bonne fin des précautions prises.

Un programme de traçabilité des produits a été ouvert depuis quelques années pour sécuriser complètement les consommateurs.

-  Le financement d’une recherche permanente et à caractère opérationnel, confiée à un institut spécialisé, l’IFBM, renforce les avantages sur les coûts de fabrication et la qualité des produits.

C’est ainsi que la malterie française, grâce à cette organisation exemplaire, est devenue au fil des années, une des plus performantes au monde,  que ce soit au plan de la qualité des produits ou des coûts industriels, et est maintenant présente commercialement dans plus de 110 pays.

La bière, un marché porteur à long terme
Si l’on se réfère à l’augmentation de la consommation de bière au cours des 25 dernières années (+ 2.3 % par an en moyenne), et en tendance lourde, la bière est un marché porteur.
Pour satisfaire cette croissance des besoins en malt, cela nécessite chaque année environ 300 000
tonnes supplémentaires de capacité de maltage.
Néanmoins, compte tenu des nombreux projets en cours qui vont alourdir l’offre, et à cause du ralentissement brutal de la consommation de bière dans certaines zones du monde, la tendance du marché à moyen terme est sombre.
Dans un secteur concurrentiel où le volume et les économies d’échelle donnent l’avantage aux plus gros, les entreprises françaises se trouvent bien placées dans la compétition sévère amorcée qui doit durer quelques années.

 Naissance d'une bière : 4 étapes de fabrication 

 " La bière est le produit de la fermentation d’un moût de bière, liquide sucré qu’on obtient en faisant macérer dans l’eau, à une température convenable, de la farine de malt (ou orge germée), en séparant le liquide de la matière solide, et en faisant bouillir ce liquide avec du houblon ". (Source : Ecole de la brasserie française de Nancy)

Définition bien scientifique et peu gourmande, mais point de magie dans la naissance d’une bière : rien, dans sa fabrication n’est laissé au hasard. Depuis la récolte d’orge jusqu’au liquide brillant et pétillant dans le verre, l’alchimie subtile du processus d’élaboration d’une bière suit des étapes immuables strictement respectées par les maîtres brasseurs.

Maltage, brassage, fermentation, garde : ce n’est qu’à l’issue de ces 4 principales étapes que la bière est… bière.

Le maltage : l'orge devient malt

Après la récolte, les grains d'orge sont nettoyés et triés selon leur calibre avant d’être mis à tremper (la " trempe ") dans l'eau de 3 à 5 jours pour permettre leur germination.
Les grains sont ensuite séchés et torréfiés au cours du "touraillage". C’est d’ailleurs le touraillage qui détermine la couleur du produit fini (foncé ou clair), son caractère (doux ou amer) ainsi que son arôme.
Ce passage marque une étape très importante dans la vie du grain d’orge, puisqu’à ce stade il est devenu malt. Il sera ensuite stocké durant 2 à 6 semaines !

 Le brassage : du malt au moût –  Arrivée du houblon

Le malt est concassé en une farine grossière, pour être mélangé à l'eau dans une première cuve. Ce mélange est ensuite chauffé et brassé dans une seconde cuve (appelée "cuve matière") où l’on obtient un "moût".
La quantité de moût contenu dans une cuve s'appelle un brassin.
Il faut 14 kg de malt pour un hectolitre de bière à 5° d'alcool.

Le houblon est véritablement " l’épice de la bière " puisque c’est lui qui lui confère son parfum et son amertume. Il n’est utilisé qu’en petite quantité, à raison de 100 à 200 g pour 1 hl.

La fermentation : moût + levure

Ultime étape de transformation, le moût est ensemencé avec de la levure de bière dans des cuves réfrigérées. C’est ainsi que le sucre se transforme en alcool et que le moût devient bière !
On distingue 2 types de fermentation, réalisés à une température différente :
- la fermentation basse (environ 5° à 12°C) est utilisée pour les bières blondes. A la fin de ce type de fermentation, la levure se dépose au fond de la cuve.
- la fermentation haute (environ 14° à 25°C) est utilisée pour les bières ambrées ou brunes. En fin de fermentation, la levure remonte à la surface du "moût".

La garde : l'affinage de la bière

Ultime étape pour faire de ce mélange encore jeune la boisson mûre que l’on déguste : la bière est conservée dans des cuves de "garde" pendant plusieurs semaines à une température proche de 0°C.

C'est au cours de cette "garde" que le produit mûri va s'affiner et acquérir son bouquet final. Tel un maître-chai, c'est le brasseur qui fixe le moment de la fin de la garde en fonction du goût qu’il veut obtenir.

Une dernière filtration est ensuite réalisée avant le sous-tirage ou la mise en fûts et en bouteilles.

Derrière ces 4 étapes de fabrication, c’est aussi et surtout le savoir-faire de chaque brasseur qui confère à chaque bière sa particularité. Ainsi, chaque bière brassée par une maison présente un arôme qui lui est propre.

Blonde, brune, ambrée ou blanche, du Nord, de l’Alsace ou de Lorraine, fruitée ou épicée, douce ou corsée… la palette des goûts est aussi vaste qu’il existe de bières… pour le bonheur de chacun.

LA FILIERE BRASSICOLE, FAITS ET CHIFFRES

Fondée en 1880, l'Association des Brasseurs de France est l'organisme fédérateur de la profession brassicole française.

Elle est chargée de défendre les intérêts généraux de la profession dans les domaines économiques, sociaux, et représente les brasseurs auprès des administrations compétentes, des syndicats, de la presse et des instances publiques ou privées.

L’Association des Brasseurs de France est membre de la CBMC, l’Association des Brasseurs Européens.

En France, la bière offre une riche diversité culturelle qui se retrouve dans les productions des différents brasseurs. Le rôle de Brasseurs de France est d'entretenir cet héritage culturel pour le bénéfice du consommateur.

La France est le 5 ème pays producteur européen de bières en Europe, avec plus de 18,8 millions d'hectolitres produits en 2001 dont 10% sont exportés essentiellement en Europe.

La France compte 12 sociétés brassicoles très diverses en taille et réparties sur six régions : Alsace, Nord Pas-de-Calais, Lorraine, Bretagne, Provence Alpes Côtes d'Azur et Picardie.

Brasserie Castelain, Brasserie Duyck, Brasserie Fischer, Brasseurs de Gayant, Brasseries Heineken, Brasseries Kronenbourg, , Interbrew France, Brasserie La Choulette, Brasserie Meteor, Brasserie de Saint-Omer, Brasserie de Saverne, Brasserie Schutzenberger.

Ces brasseries représentent plus de 200 types de bières différentes.
Le chiffre d'affaires de la Brasserie est de 2 milliards € pour environ 5.000 emplois.

Depuis près de 10 ans, la profession entretient avec les Parlementaires du groupe brassicole des relations privilégiées permettant concertation et échanges notamment sur les sujets de santé publique, et de fiscalité.

Le marché en France

Les ventes de bière en France affichent une légère régression depuis 1999 avec un volume de 21,3 millions d'hectolitres vendus en 2001.
Cette tendance à la baisse, outre une climatologie défavorable, est due notamment à une érosion des volumes dans le circuit hors domicile, alors que les ventes en grande distribution progressent légèrement.
Cette progression est le fait du segment haut de gamme des bières spéciales et spécialités, qui grâce au dynamisme et aux nombreuses innovations des brasseurs français, contribuent à la valorisation du marché de la bière.
Contrairement aux idées reçues, avec 35,9 litres par an et par habitant en 2001, la France est loin derrière les autres pays européens:
Irlande = 125 litres, Allemagne = 123,1 litres, Danemark = 98,6 litres, Belgique = 98 litres, Royaume-Uni = 97,1 litres, Espagne = 75 litres, Portugal = 61,3 litres, ... < BR > La bière ne représente que 17 % de la consommation d'alcool pur des Français (35,9 litres x 5 % d'alcool =1,79 litres d'alcool pur sur une consommation totale de 10,5 litres d'alcool pur par habitant et par an en 2001 contre 15,64 litres en 1970).

  Commerce extérieur

La diminution des importations, 4.807 millions d'hectolitres (- 1,5 % en 2001),  traduit la priorité des brasseurs français à consolider leur marché intérieur, et à développer de nouveaux produits conformes à l’évolution des attentes des consommateurs.
Les exportations diminuent également de 2 % en 2001, 2.342 millions d'hectolitres.

  La distribution

Le marché de la bière est l’un des marchés de l’agro-alimentaire à bénéficier de deux circuits de distribution :
1/ Le circuit alimentaire : la grande distribution représente les 2/3 des ventes, avec un chiffre d'affaires de 2 milliards €, le secteur emploie 5.000 personnes.
2/ Le circuit CHR/CHD (Cafés, Hôtels, Restaurants, Consommation Hors Domicile) : L'ensemble de la restauration représente 720.000 emplois et son chiffre d'affaires est évalué à 51 milliards €, dont la vente de bière est estimée à 5,08 milliards €, soit un peu moins de 10 % du chiffre d'affaires total du circuit.

Les bistrots français, lieux de convivialité spécifiques à notre culture, continuent de jouer un rôle social important et indispensable en milieu rural et urbain.

Même si l'on observe une poursuite de l'érosion des ventes en CHR traditionnel, celle-ci est compensée par une légère progression des ventes en grande distribution. Par ailleurs, l’essor du 3ème marché, la restauration rapide et collective, génère également de nouveaux volumes, notamment avec le format des boites.

  Les investissements des brasseurs

La brasserie est une activité dont le taux d’investissement s’apparente à l’industrie lourde. Elle investit environ 175 millions € par an dans la modernisation des outils de production et dans les actions de valorisation pour l'environnement.

Les fournisseurs de la brasserie

Filière agro-alimentaire majeure par son poids agricole et ses circuits de distribution, elle est un débouché économique essentiel pour l'agriculture en France : de l'EPI AU DEMI, elle représente plus de 161.000 emplois pour un chiffre d'affaires de 12,6 milliards €.

La France est un terroir qui réunit toutes les conditions climatiques idéales pour la culture d'orge de brasserie de grande qualité. Elle est aussi depuis 25 ans, le premier exportateur mondial de malt. Au total, 12 % des bières brassées dans le monde le sont à partir d'orges de brasserie et de malts français

La France est le premier pays producteur d'orges de brasserie en Europe, le premier exportateur mondial de malt, et grand exportateur de bières, contribuant ainsi très positivement à la balance commerciale de la France.

Les autres fournisseurs des brasseurs sont très divers : fabricants d'emballage verre, de boîtes acier et aluminium, de bouchons, de packs, de sous-bocks, d'étiquettes, de films plastiques, sans oublier les sociétés d'ingénierie, de transports, fabricants d'équipement industriel …

Ils figurent un grand nombre de métiers et du fait de leur capacité exportatrice, représentent un peu plus d'emplois que ceux de la malterie et de la brasserie réunis, soit 7.000 emplois (un emploi externe pour un emploi malteur et brasseur), pour un chiffre d'affaires estimé à  610 millions €.

Le poids économique de la filière agricole

L'orge en France : un terroir et des conditions climatiques favorables

Les producteurs d'orges :
52.000 producteurs d'orge + 8.000 salariés agricoles soit 60.000 personnes.
Sur les 9.800.000 tonnes d'orges récoltées sur la campagne 2001, plus du tiers concerne les orges de brasserie avec 3 millions de tonnes d'orges de brasserie produites.
Exportations d'orges : la France est le 2ème exportateur mondial avec 1.600.000 tonnes exportées.

Le malt en France : une force d'exportation mondiale
18 unités de production sur le territoire regroupées en 7 sociétés, dont 4 font partie des 6 premiers malteurs mondiaux.
La France, à elle seule, réalise plus de 1,3 millions de tonnes de malt avec 1,9 millions de tonnes d'orges.
La France est le 1er pays exportateur mondial de malt avec 80 % de la production nationale exportée (1.000.000 tonnes).
Premier exportateur mondial depuis 25 ans, la France contribue pour 23 % des échanges mondiaux de malt, devant la Belgique, l'Allemagne, le Canada et l'Australie.

L'abondance et la qualité des orges de brasserie françaises, et l'organisation de la filière à partir d'une structure scientifique et technique, une gestion collective de la qualité à tous les stades de la filière constituent les principaux atouts pour conserver cette première position sur un marché international très concurrentiel.

Les producteurs de houblon : en France, une spécificité reconnueAvec une récolte de 2.600 tonnes en 2001 sur 850 hectares cultivés, la France occupe une position modeste. La moitié de la production est exportée, notamment la variété Strisselspalt, variété aromatique développée par les houblonniers alsaciens. Chiffre d'affaires = 7 millions €.

Traçabilité

C'est en 1489 qu'apparaît la première notion de "traçabilité" pour la bière.
La bière était contrôlée par des "gardes jurés" chargés d'apposer un sceau sur les tonneaux ce qui permettait alors de s'assurer de la provenance des fûts.
Les brasseurs ont mis au point une procédure d'identification du produit et de son conditionnement qui s'étend de la livraison des matières premières au produit fini.  À partir d'une réclamation ou d'une demande de renseignement, cette procédure peut être activée.

Comment  cela marche-t-il ?
Les  informations codées sur la palette, le pack, le fût, la bouteille ou la boîte permettent de connaître le site de production, ainsi que l'année, le mois, le jour et l'heure exacte du soutirage de la bière.

À partir de ces informations, une recherche informatique permet d'identifier la succession des différentes étapes de production (soutirage, filtration, garde, fermentation, brassage), ainsi que les différentes fournitures y afférant (matières premières et matériaux, bouteilles, capsules, étiquettes etc).

Chaque étape de production est accompagnée d'un suivi technique informatique par machine utilisée, ainsi que d'un bilan faisant état des résultats qualitatifs obtenus sur le produit lors de ces différentes étapes (analyses physico-chimiques, bactériologiques, organoleptiques et métrologiques).

Cette procédure permet de retrouver l'origine des produits finis à la sortie de la brasserie.
Mais  la procédure s'étend aussi en aval : les produits finis sont conditionnés en palettes pour leur transport, en train ou en camion. Chaque article disposant d'une étiquette à code barre pourra être repéré au moment de chaque transport jusqu'à son lieu de vente.

Environnement

L’industrie brassicole est une utilisatrice importante de matières premières naturelles (eau et céréales principalement ), d’énergie  et de conditionnements (verre, carton, métal).
Soucieux à la fois de produire propre et de ménager les ressources naturelles, les brasseurs ont depuis plusieurs dizaines d’années engagé différents plans d’action soutenus par des investissements importants pour :
- utiliser moins d’eau et moins d’énergie dans la production de la bière,
- veiller à la recyclabilité des contenants, bouteilles, fûts, boîtes, et à leur utilisation par les brasseries,
- trier et traiter les déchets issus de la production.

Une démarche qui, pour certains sites entreprises, a été certifiée par la norme ISO 14001.

Les laboratoires de l'ENSMIC

Mettent à la disposition des professionnels de la filière céréale leurs compétences et leur savoir faire.

Ils pratiquent les méthodes modernes d’investigation scientifique pour évaluer la qualité des céréales à travers :
-  les analyses technologiques (essai de panification, alvéographe, farinographe…),
les analyses chimiques (protéines, amidon, cellulose… ),
-  les analyses de contaminants (Filth test, mycotoxine, pesticide, microbiologie…).

Les laboratoires de L’Ensmic réalisent les analyses officielles du CTPS pour l’inscription des blés tendres au " catalogue officiel des espèces et des variétés ".

Les Laboratoires de l’ENSMIC :
Le laboratoire de la filière céréale est à votre disposition
Les Laboratoires de l’Ensmic 16, rue Nicolas Fortin 75013 Paris
Tél : 01 45 83 54 30
Votre contact : Marie-Cécile Leroux

Importance économique de la filière blé dur semoule et pâtes alimentaires

Autour de la production de blé dur, de nombreuses activités s'articulent pour former une véritable filière. Celle-ci a la particularité, voire la force, d'être orientée vers un petit nombre de produits finis dont un, les pâtes alimentaires, représente l'essentiel des débouchés.

Une sélection variétale active et organisée
En amont, la sélection variétale s'attache à élaborer les variétés les plus adaptées aux besoins des agriculteurs, des transformateurs et des consommateurs, tant du point de vue agronomique que de la qualité des grains. Les surfaces cultivées en blé dur en France étant limitées, les obtenteurs développent également des variétés adaptées à des marchés plus importants en Europe du Sud (Italie, Espagne) et au Maghreb notamment.
On compte aujourd’hui en France six sélectionneurs travaillant sur le blé dur, avec l’appui de la recherche publique (INRA) : Eurodur (Nickerson), GAE, CC Benoist (Syngenta), RAGT génétique, Florimond Desprez et SERASEM (InVivo).
Ils se retrouvent au sein du "GIE blé dur" aux côtés d’organismes et instituts tels que l’INRA, le CFSI, le SIFPAF et l’ITCF. Créé en 1983, ce GIE a pour vocation de fédérer les efforts de recherche du secteur.
Au cours de ces dernières années, les sélectionneurs ont assuré un fort renouvellement variétal. Parmi la large gamme de variétés proposées aux agriculteurs, cinq représentent près de 70% des surfaces cultivées (récolte 2000, source ONIC).

La multiplication des semences de base est assurée par environ 1200 à 1300 agriculteurs multiplicateurs travaillant sous contrat pour les 50 établissements de production de semences. Cette activité a connu au cours des dernières années une croissance significative du fait de l’obligation réglementaire d’utiliser des semences certifiées.
Les échanges extérieurs de semences de blé dur, exportateurs nets, sont relativement limités. Seuls 7% de la production nationale sont exportés et les importations ne représentent que 2 % du marché intérieur.

La France, un acteur significatif de la production de blé dur

Avec une production annuelle de l'ordre de 1,5 million de tonnes, la France est le troisième producteur européen de blé dur derrière l'Italie (4,1 Mt), et l'Espagne (1,9 Mt). L'Europe communautaire dans son ensemble produit environ 8 à 9 Mt, soit 25% des 32 Mt de production mondiale (moyenne de 1999 à 2002, source CIC), ce qui la place au premier rang, devant le Canada (13%), la Turquie (10%), les USA (8%), le Kazakhstan (8%) et la  Syrie (8%).
La production des pays du Maghreb (2,5 Mt), gros consommateurs de blé dur, ne couvre que très partiellement leurs besoins, ce qui fait de cette région la principale zone importatrice avec des achats à hauteur de 3,3 Mt en moyenne, soit 46% des échanges mondiaux.  Ces derniers sont relativement stables, aux alentours de 7 Mt. Le Canada, principal fournisseur, assure 50% des volumes, loin devant les Etats-Unis (18%)  et l'Union Européenne (8%).
En France, la culture du blé dur est fortement régionalisée. Pour des raisons agronomiques, mais aussi réglementaires (OCM), la culture du blé dur en France se concentre dans quelques régions :

 

Surface et production de blé dur
(milliers d’ha et de tonnes, moyenne 2000 à 2002)

Surface

Production

Centre 47 14 % 307 20 %
Midi-Pyrénées 96 29% 478 31 %
Languedoc Roussillon 83 25 % 313 20 %
PACA et Rhône-Alpes 71 22 % 269 17 %
Pays de la Loire - Poitou - Charentes 28 9 % 174 11 %
Autres 3 1 % 21 1 %
France 328 100 % 1561 100 %

Dans plusieurs départements, le blé dur représente une part très significative de l’agriculture avec plus de 30% de la SAU, ce pourcentage dépassant 40% dans l'Aude
La production de blé dur en France a connu un net repli à la suite de la réforme de la PAC de 1992 : les superficies ont reculé de près de 50% d’une année sur l’autre. Depuis, elles sont progressivement remontées, sans atteindre toutefois plus de 78% de leur niveau de 1992 .

18 000 producteurs de blé dur

Ce sont près de 18 000 agriculteurs qui ont contribué à la production française de blé dur en 2001 (agriculteurs ayant déclaré une surface en blé dur au titre de la récolte 2001 - source ONIC).

Nombre d'exploitations (milliers)

Surface en blé dur (milliers d'ha)

surface moyenne (ha)

< 10 ha

8.4

48%

44.7

15%

5.3

10 à 20 ha

4.6

26%

65.9

22%

14.3

20 à 50 ha

3.6

20%

108.5

36%

30.4

> 50 ha

1.1

6%

84.0

28%

79.5

Total

17.6

100%

303.1

100%

17.2

On estime la part de leur chiffre d’affaires généré par le blé dur à environ 190 M€ hors subvention et à 375 M€ subventions comprises (source Comptes de l’Agriculture, INSEE, moyenne 2000 et 2001).

La mise en marché est assurée principalement par 120 collecteurs

La mise en marché du blé dur est assurée par des organismes collecteurs, coopératives, négociants privés ou industries utilisatrices. Pour la commercialisation de la récolte 2001, ils étaient 120[1] à collecter plus de 1000 t, parmi lesquels les 30 premiers assurent 70% de la collecte. Le contexte économique et réglementaire de l’activité de collecte conduit à un mouvement rapide de structuration du secteur, par des rapprochements au sein d’unions de commercialisation, voire par des fusions.
Outre leur fonction de regroupement de l'offre, d'allotement, de stockage et de commercialisation du blé, ils assurent, pour la plupart, la distribution de l'approvisionnement auprès des producteurs : distribution des semences, engrais, produits de protection des plantes. Aussi, par leurs préconisations et leur rôle charnière entre les agriculteurs et le marché occupent-ils une place centrale au sein de la filière.
Par leur implantation géographique, certains collecteurs sont naturellement spécialisés dans la collecte de blé dur et donc particulièrement concernés par cette production.
[1] 120 sur 260 qui ont assuré 97% de la collecte totale.

Près d’un million de tonnes exportées

Une part importante, et variable selon les années, de la production française est exportée. Ainsi, en moyenne sur trois ans de 1998/99 à 2000/2001, c’est près d’un million de tonnes de grain qui sont vendues hors de nos frontières, assurant plus de 60% des débouchés de la production française. Ces ventes sont destinées pour près de 95% à des pays de l'Union Européenne.

Des courtiers et des exportateurs contribuent à la commercialisation des grains

Des sociétés de courtage, entreprises souvent familiales de dimension régionale, sont spécialisées dans le blé dur. Il s’agit notamment de la société GIRAL & Cie et des établissements EMERIC. Parmi les exportateurs, la société TRANSGRAIN FRANCE est également spécialisée dans les échanges de blé dur.

Un débouché final très largement dominant : les pâtes alimentaires

A la différence des autres céréales, le blé dur est produit exclusivement en vue d'une utilisation en alimentation humaine. Ses principaux débouchés sont les pâtes alimentaires, sèches et fraîches, le couscous et le blé précuit. Ce dernier, dont le développement est récent, est le seul à ne pas faire appel à une première transformation sous forme de semoule.

Les produits issus du blé dur ont représenté en 2001 près de 60% (en valeur) du marché des féculents[1] en France (d’après panels distributeurs).
[1] féculents = pâtes, riz, purées, légumes secs, semoules et blé
 

7 semouleries, dont 6 sont liées aux fabricants de pâtes alimentaires

La semoulerie de blé dur est assurée par sept usines d’une capacité globale estimée à 3 150 t/jour. Une seule d’entre elles, Grande Semoulerie de l’Ouest, filiale du groupe meunier Nutrixo, est indépendante de l’industrie pastière.

Les autres sont liées aux principaux fabricants de pâtes sèches que sont PANZANI (Semoulerie de Bellevue et Grands Moulins Maurel), Pasta Corp-SKALLI (Semoulerie de Normandie) et Chiron (Moulins de Savoie).

La semoulerie française exporte de l’ordre de 125 000 tonnes de semoule (sources douanes), en progression de 10% par an, à destination de l’Union Européenne pour 40% (principalement en Allemagne et au Royaume-Uni), et à 60% vers les pays tiers, majoritairement en Afrique Noire (Mauritanie, Cameroun, Côte d’Ivoire) et au Proche Orient (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis). La France est ainsi le premier exportateur européen de semoule devant l’Espagne

Un débouché majeur et mature : la fabrication de pâtes sèches

Avec une consommation de 445 000 tonnes en 2001, le marché français des pâtes alimentaires sèches est le troisième marché européen. La production nationale de 270 000 tonnes (source SIFPAF, année 2001), dont 10% sont exportés, couvre 55% de la consommation. Les importations s’élèvent à environ 200 000 t, essentiellement en provenance d’Italie.

La production de pâtes sèches est assurée en France par une dizaine de fabricants. Les deux premiers disposent de capacités supérieures à 50 000 t/an. Il s’agit de PANZANI et PASTA Corp (pôle pâtes sèches de Rivoire & Carret Lustucru). Suivent trois opérateurs régionaux d’une capacité comprise entre 15 000 et 30 000 t/an : ALPINA SAVOIE en Savoie, et VALFLEURI et HEIMBURGER en Alsace. Les autres opérateurs produisent moins de 1 000 t/an.

Avec une croissance de 1% par an depuis deux décennies, le marché français des pâtes alimentaires sèches affiche une évidente maturité. Toutefois, la progression des pâtes "fantaisie" au détriment des pâtes classiques permet au secteur d’enregistrer une certaine croissance en valeur. Si 97% des ménages français achètent des pâtes, la consommation moyenne par tête (environ 7,5 kg/an/personne), bien qu’étant l’une des plus élevées de l’Union européenne, reste loin du record établi par nos voisins italiens (27 kg).

Les pâtes fraîches : un segment dynamique du rayon "traiteur frais"  

D’une taille nettement moins importante, le marché des pâtes fraîches est, en revanche, beaucoup plus dynamique, avec des progressions annuelles de près de 5% en volume et supérieures à 7% en valeur. La fabrication française atteint environ 35 000 tonnes par an. Le secteur regroupe un leader national, Lustucru, et de nombreux fabricants de dimension régionale ou locale, spécialistes de pâtes ou généralistes du traiteur frais. 

Le couscous, une production annuelle de 75 000 t

Ce marché traditionnel est réanimé par la progression de la consommation de taboulé et l’apparition de variétés parfumées et aromatisées. Un tiers de la production, soit environ 25 000 t, est vendu directement au consommateur sous forme de couscous prêt à l’emploi.

Le blé précuit, un produit récent qui a connu une belle croissance

Dernier né des débouchés du blé dur, inconnu du consommateur avant son lancement en 1995 par la coopérative Le Dunois (Groupe Agralys) sous la marque Ebly, le blé précuit a su trouver sa place dans les linéaires de la distribution. Cependant, alors que plusieurs industriels ont rejoint le précurseur et après quelques années de croissance significative du blé précuit vendu en l’état, la croissance du marché est aujourd’hui assurée par de nouvelles innovations de blés précuits aromatisés et prêts à l’emploi. Ce marché consomme aujourd’hui près de 20 000 t de blé dur.


ARVALIS – Institut du végétal
Xavier GAUTIER
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