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Vidéo SIMA 2007 (07/03/2007) Les temps fort du colloque « Quelle biomasse pour produire l'énergie de demain ? »
Utiliser la biomasse : Coopénergie témoigne
Vendredi 7 mars, ARVALIS – institut du végétal organisait le colloque «quelle biomasse pour produire de l’énergie demain ? » lors du SIMA 2007. Zoom sur deux interventions.
L’objectif ? « partager des expériences, donner les perspectives européennes de développement des productions non alimentaires et mesurer l’impact environnemental de la valorisation de cette biomasse », expliquait Jack Massé, directeur recherche et développement chez ARVALIS-Institut du végétal. A cette occasion, Caroline Bertrand, chargée de mission Coopénergie, présentait la nouvelle union de coopérative : « Afin de répondre collectivement aux demandes du nouveau secteur de la biomasse, 25 coopératives picardes ont créée cette union de services le 5 juillet dernier. » Les projets sont nombreux et variés : études sur les biomatériaux, mise en place de chaudières collectives, méthanisation,…Pour les coopératives, les études portent sur la diminution des dépenses énergétiques via la substitutions des énergies fossiles.
Utiliser la paille comme biomasse, oui, mais…
L’exportation de la paille influe négativement sur le stock de matière organique du sol et donc sur la qualité physique des sols. Elle peut alors générer des problèmes de la battance. Ainsi, un taux d’exportation des pailles constant, de 33% en Picardie, doit conduire en moyenne à une faible diminution des stocks de matières organiques. « Implanter davantage de cultures intermédiaires représente une stratégie envisageable pour maintenir un taux de matière organique satisfaisant dans les parcelles. », conseille Pierre-Vincent Protin, ingénieur régional ARVALIS-Institut du végétal en Champagne Ardennes.
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Pour visualiser l'interview de C. BERTRAND,
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Pour visualiser l'interview de J. MASSE,
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Pour visualiser l'interview de P-V. PROTIN,
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Biomasse : les procédés qui montent en Europe
A l’occasion du SIMA 2007, ARVALIS-Institut du végétal organisait le colloque "Quelle biomasse pour produire de l'énergie demain?". Trois spécialistes ont expliqué les principes d’utilisation des cultures énergétiques. L'Allemagne et l'Espagne sont exemplaires dans ce domaine.
Toutes les espèces agricoles ou forestières à forte production de matière sèche sont intéressantes à utiliser en tant que biomasse pour produire de l’énergie. « Il faut valoriser les coproduits, paille, résidus de silos… en priorité, puis les cultures annuelles et pluriannuelles. », précise Sylvain Marsacq, ingénieur ARVALIS-Institut du végétal.
Depuis quelques années, l’Allemagne mise sur la valorisation des plantes énergétiques par la méthanisation. « Ce procédé consiste en une digestion anaérobie de la matière organique par des micro-organismes. Il conduit à la production de biogaz, valorisé sous forme d’électricité et de chaleur, et aussi d’un digestat épandu sur les terres », explique Patrice Laurent, chef produit maïs chez KWS, groupe semencier européen.
La paille, source d’électricité
En Espagne, l’usine de Sangüesa produit de l’électricité à partir de la combustion de la biomasse depuis 2003. « Elle utilise entre 150 000 et 160 000 t brutes de paille chaque année. Des contrats de 10 ans sont établis entre les agriculteurs et les industriels, qui organisent toutes les opérations logistiques. L’usine produit 200 millions de kWe, ce qui couvre les besoins de 35 000 personnes environ. », précise Françoise Labalette en charge de l’amélioration variétale et de la diversification à l’ONIDOL (Organisme Nationale Interprofessionnel des graines et des fruits Oléagineux).
Quant à la France, de nombreux projets s'y développent également, pour valoriser la biomasse comme source d’énergie.

Pour visualiser l'interview de F. LABALETTE,
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Pour visualiser l'interview de S. MARSACQ,
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Pour visualiser l'interview de P. LAURENT,
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Biocarburants : les objectifs européens sont confirmés
A l’occasion du Sommet européen des 8 et 9 mars, les 27 chefs d’état ont approuvé la feuille de route établie par la Commission européenne. Le taux d’incorporation des biocarburants dans les carburants fossiles devra atteindre 5,75% en 2010 puis 10% en 2020.
En 2005, les biocarburants représentaient 1,5% de la consommation mondiale d’énergie dans le secteur des transports. Ce secteur représente trois enjeux majeurs : réduire les dépendances énergétiques vis-à-vis du pétrole, réduire la pollution globale liée aux gaz à effet de serre et réduire la pollution locale due à l’automobile. « Les biocarburants sont une solution répondant à ces enjeux », affirme Jean-François Grusson, adjoint au directeur des études économiques à l’Institut Français du Pétrole.
17 000 ha de blé français consacrés au bioéthanol en 2005
A l’échelle européenne, les biocarburants devront représenter 5,75% de la production de carburant en 2010 et 10% en 2020. « En 2005, la production française s’est élevée à 485 000 tonnes, dont 115 000 tonnes de bioéthanol. Pour 2010, elle devrait atteindre 3,5 millions de tonnes », précise Bernard Chaud, chef du Bureau de la biomasse, des biocarburants, des bioénergies et des biomatériaux, au Ministère de l’agriculture. Pour répondre à ces objectifs, la France a mis en place le plan biocarburant depuis 2005, qui prévoit un dispositif fiscal particulier. Actuellement, le bioéthanol, produit dans des unités agréées, bénéficie d’une exonération partielle de la Taxe Intérieure de consommation sur les Produits Pétroliers (TIPP), de 33€/hl. Et si, en 2010, certains distributeurs n’ont pas atteint les objectifs d’incorporation, ils devront s’acquitter d’une Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) majorée.

Pour visualiser l'interview de B. CHAUD,
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Pour visualiser l'interview de J-F. GRUSSON,
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