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La recherche chez ARVALIS

La Recherche/Développement est le premier champ d’activités d’ARVALIS - Institut du végétal et représente 50 % des moyens de l’institut.

Les infrastructures et les équipements de l’institut résultent de la mission et des orientations données par son Conseil d’Administration :

► La conduite d’activités de recherche, d’étude, et d’expérimentation au champ, en laboratoire et en installations pilotes, avec des approches à différentes échelles :
- le gène : activité de laboratoire permettant d’identifier des caractéristiques génomiques (approche QTL, gène,…), de les quantifier (PCR quantitative) et de les intégrer dans des modèles d’interprétation plus intégrateurs et informatifs (génétique d’association, détection de QTL adaptatifs selon des conditions particulières…),
- la plante : tests en serres, en chambre climatique pour étudier l’impact des conditions en culture contrôlées (eau, température, durée du jour, rayonnement,…),
- la parcelle : expérimentations au champ en petites et moyennes ou grandes parcelles expérimentales, incluant des dispositifs pluriannuels,
- l’exploitation : dispositifs d’expérimentation sur le système de culture, souvent en moyennes ou grandes parcelles au sein des stations régionales ou chez des producteurs,
- le territoire : unités territoriales, pertinentes pour paramétrer ou pour estimer certains impacts ou certaines variables d’intérêt (par exemple, unités homogènes sur le plan hydraulique, permettant de mettre au point et tester des solutions pour préserver la qualité de l’eau ; bassin de collecte pour prédire un volume de récolte ; bassin versant pour estimer des besoins en eau…),
- l’entreprise : installations pilote de stockage / conservation, première conservation.

► Une très forte attention à la communication, à la formation et au transfert des résultats dans la pratique.

► Une grande proximité avec les producteurs, les organismes et les entreprises qui les accompagnent sur le plan technique, économique ou réglementaire.

Au total 27 stations couvrent les situations les plus caractéristiques de la France agricole pour conduire :

► Des expérimentations annuelles au champ et des essais de longue durée, de la parcelle au bassin versant, mais aussi en enceintes climatisées, sous serres, en laboratoires.

► Des travaux sur la production, la récolte, le stockage, la conservation et la transformation de toutes les espèces du périmètre d’ARVALIS.

► Des travaux sur l’environnement et la biodiversité :
- l’amélioration de la qualité des eaux (pollutions ponctuelles et diffuses),
- l’évaluation et l’amélioration de la fertilité des sols (physique, chimique, biologique) par le travail du sol, les couverts végétaux, la fertilisation…,
- mais aussi l’évaluation de la biodiversité et son amélioration en travaillant également sur ses indicateurs.

► Des travaux sur l’agriculture numérique au sein du réseau des Digifermes® et en partenariat avec l’IDELE, Terres Inovia, ITB et Acta :
- plateforme de démonstration des solutions opérationnelles,
- plateforme de R&D collaborative avec les entreprises innovantes du numérique et les start-up.

Sommaire :
Stations régionales et sites expérimentaux
► Infrastructures et équipements d’excellence
   • Laboratoire de biotechnologies végétales
   • Laboratoire de pathologie végétale
   • Trois dispositifs de phénotypage haut débit au champ et sous serres
   • DIGIFERMES®
   • Dispositifs d’expérimentation végétale en conditions contrôlées
   • Dispositifs mobiles de brumisation
   • Quatre sites d’évaluation des impacts environnementaux de l’usage des intrants

► Réseaux d’observation et d’expérimentation
► Infrastructures d’évaluation de la valorisation des produits
   • Evaluer la valeur des fourrages, grains et co-produits en alimentation animale
   • Plateforme analytique
   • Installations pilotes destinées à étudier les voies d’amélioration des process industriels

Les stations régionales et sites expérimentaux

ARVALIS - Institut du végétal dispose de 26 stations d’expérimentation.
Ces sites permettent la réalisation des expérimentations « classiques » conduites par l’institut, qui représentent en moyenne 1700 essais/an.
Mais ces sites bénéficient aussi, pour la grande majorité d’entre eux, de dispositifs de R&D spécifiques et originaux. Ils résultent des orientations données, sur le long terme, par le Conseil d’Administration.
Bon nombre de ces équipements ont vu le jour assez récemment, en lien avec l’intégration de nouvelles filières au sein de l’institut, ou pour une adaptation proactive de l’institut à des enjeux nouveaux.


Le dispositif d’expérimentation au champ est réparti sur tous les territoires de la métropole, et largement partagé avec des acteurs de la recherche et du développement. Certains sites sont durablement installés chez des producteurs, avec une convention de longue durée (cas par exemple de la station de Rots, en Normandie). D’autres sont communs à plusieurs organismes :

- 6 sites inter-instituts : INRA, Terres Inovia, ACTA, FNAMS, … : Baziège (31), Estrées-Mons (80), Le Magneraud (17), Le Chaumoy (18), Thiverval-Grignon (78), Ouzouer-le-Marché (41)

- 2 sites avec des lycées agricoles et des centres de formation : Montardon (64), Kerguehennec (56)

- 7 sites avec des Chambres d’Agriculture et des coopératives agricoles : Jeu-les-Bois (36), Gréoux-les-Bains (04), CREAS (69), FEPL Saint-Hilaire-en-Woëvre (55), Châlons-en-Champagne (51), Etoile-sur-Rhône (26), Sainte-Croix-en-Plaine (68), Bretenière (21)

- 11 stations ou sites en propre : Boigneville (91), La Jaillière (44), Villerable (41), Villiers-le-Bâcle (91), Auch (32), Nîmes (30), Rots (14), Montans (81), Ecardenville-la-Campagne (27), Bergerac (24), Saint-Beauzire (63)

- ARVALIS met en place de manière croissante des essais structurants chez de très nombreux agriculteurs (semis sous-couverts végétaux, systèmes de cultures, pulvérisation en ultra-bas volume…).

Infrastructures et équipements d’excellence

Ces installations et dispositifs sont à la fois des sites d’expérimentation, des outils de recherche, de formation, de communication, et plus globalement de transfert vers les producteurs et les techniciens.

Laboratoire de biotechnologies végétales

Le laboratoire de biotechnologies végétales basé à Boigneville (91) est dédié à la caractérisation génétique des espèces prises en charge par l’institut.
Ses activités concernent l’amélioration de l’évaluation de certains caractères des variétés et de ce fait enrichissent directement nos préconisations diffusées (s’agissant en particulier de la tolérance aux maladies, de la gestion durable des résistances, de l’adaptation au changement climatique). Elles concernent aussi la mise au point de nouvelles méthodes de caractérisation, le plus souvent dans le cadre de projets de recherche collaboratifs. Ses travaux sont fréquemment intégrés dans des projets transversaux et multidisciplinaires (génétique d’association, introduction d’informations génétiques dans des modèles de fonctionnement des cultures).

Laboratoire de pathologie végétale

Situé à Grignon (78) sur le site de l’INRA BIOGER, ce laboratoire est spécialisé dans le diagnostic, à des fins d’expérimentations, des champignons et virus parasites des céréales, du maïs, du sorgho, de la pomme de terre et du lin. Ce diagnostic porte annuellement sur 200 échantillons environ. Ce laboratoire a constitué notamment une collection de champignons pathogènes (élaboration d’une mycothèque). Par ailleurs, il met au point des méthodes de production d’inoculum pour effectuer des expérimentations nécessitant des inoculations artificielles. Le laboratoire met également au point, au travers de projets de recherche, de nouvelles méthodes de détection moléculaires.

Trois dispositifs de phénotypage haut débit au champ et sous serres

Les trois dispositifs « Phénofield, Phénomobile et Alphi », instrumentés à la pointe de l’innovation méthodologique, ont pour objectif de permettre d’identifier des indicateurs de phénotypage explicatifs de la performance des variétés face aux stress biotiques et abiotiques. Ils devraient ainsi nous permettre de cibler les gènes impliqués dans la tolérance à ces différents facteurs.

PhénoField à Ouzouer-le-Marché (41)
Dans le cadre du programme « investissements d’avenir » pour mettre en oeuvre des méthodes de phénotypage à haut débit sur blé et maïs (projet collaboratif PHENOME), ce site fait l’objet d’une instrumentation particulièrement novatrice avec l’utilisation de capteurs de proxidétection (caméras, spectromètres, LiDARs, fluorimètres) permettant de caractériser en continu l’état de croissance, de nutrition et de stress à l’échelle du peuplement végétal.
Ces capteurs aériens sont complétés par des sondes pour estimer la teneur en eau du sol, à une échelle fine. Demain, des évaluations du développement journalier de l’enracinement via la mise en oeuvre de tomographes (basé sur la technologie de la résistivité électrique) pourront être effectuées.

Portique accueillant la nacelle de phénotypage haut-débit (à gauche) et récolte des parcelles de céréales à paille en juillet 2017 (à droite)

La Phénomobile® à Gréoux-les-Bains (05)
Ces mêmes capteurs (caméras, spectromètres, LiDARs, et fluorimètres) ont été installés initialement sur un automate enjambeur capable de se déplacer au-dessus de cultures basses (céréales à paille). Outil co-produit par ARVALIS et l’INRA, il est valorisé sur blé tendre et blé dur sur la station de Provence Alpes Côtes d’Azur qui présente des caractéristiques climatiques uniques en France (amplitude thermique très élevé et régulière, climat continental, stress hydrique précoce, etc.). Ce dispositif permet de screener rapidement un grand nombre de génotypes soumis à ces stress particuliers, en particulier hydrique et thermique.


La nacelle de phénotypage haut-débit installée sur un automate pouvant circuler seul dans les parcelles de cultures basses (céréales à paille)

ALPHI comme 3ème génération d’outil de phénotypage généralisable à Chalons-en-Champagne (51)
ALPHI est un 3ème type de matériel, plus léger, plus accessible, répondant au besoin d’équiper de plus nombreux sites expérimentaux et ainsi de mieux caractériser les interactions génotype x environnement. ALPHI est équipé de capteurs similaires aux deux outils précédents. Ces informations constituent une nouvelle source de caractérisation du matériel végétal, attendue tant par la sélection, qui souhaite accélérer le processus d’innovation variétale par l’utilisation de nouveaux outils, que par les évaluateurs de variétés qui souhaitent mieux prendre en compte leurs différentes caractéristiques.
Ce projet est soutenu par l’institut Carnot Plant2Pro, car correspondant à deux de ses axes de travail : « accélérer les processus d’innovation variétale et maximiser l’exploitation de la diversité génétique par le développement et l’implémentation des biotechnologies végétales » et « augmenter la productivité dans des systèmes de cultures économes en intrants et dans un contexte de changements globaux en améliorant les variétés pour de nouveaux caractères et en adaptant les systèmes de culture ».


1er prototype d’arche de phénotypage sur une rampe tirée par un tracteur – projet Phénoblé – Châlons-en-Champagne

Ces outils de phénotypage contribuent également à la mise au point des OAD en estimant via les capteurs des indicateurs diagnostiques pour la décision.

DIGIFERMES® : des dispositifs « Accélérateurs d’innovations numériques d’avenir »

L’agriculture constituant un marché prometteur pour les acteurs des technologies numériques (fournisseurs de solutions, d’agroéquipements, acteurs de la robotique), ARVALIS, en collaboration avec IDELE, ITB, Terres Inovia, a décidé d’accompagner les agriculteurs utilisateurs en évaluant précisément ces technologies dans le dispositif « DIGIFERMES® » mettant en oeuvre les outils et services connectés en conditions réelles.
Avec les DIGIFERMES®, l’ambition est de passer des concepts aux travaux pratiques, et des tests expérimentaux à des outils et services opérationnels, dans une logique de recherche ouverte. Ces technologies porteuses d’innovations permettront aux producteurs d’allier compétitivité, respect de l’environnement, et meilleures conditions d’exercice du métier.
Après le lancement des deux premières Digifermes® (Boigneville sur les grandes cultures et Saint-Hilaire-en-Woëvre en polyculture-élevage de bovins viande), deux axes de développement ont été retenus. Le premier est d’étendre ce « label DIGIFERMES® » à d’autres fermes expérimentales ayant l’ambition de produire des références solides sur cette thématique. La ferme du CIIRPO (ovins viandes) au Mourier (IDELE) vient d’obtenir ce label en juin 2017 et d’autres sont à venir. La seconde ambition est le déploiement d’un « DIGIRESEAU », d’agriculteurs connectés travaillant en relation avec des entreprises ou directement avec l’institut.

Les trois volets du projet DIGIFERMES® des stations de recherche en grandes cultures (Boigneville (91)) et polyculture élevage (Saint-Hilaire-en-Woëvre (55))


Dispositifs d’expérimentation végétale en conditions contrôlées

Des serres
- Montardon (64) : équipements adaptés pour la réalisation d’essais OGM confinés, pour l’étude de la sensibilité du maïs aux stress abiotiques pendant les phases de croissance et de reproduction du maïs.
- Grignon (78) : équipements appartenant à l’INRA, utilisés pour suivre l’évolution parasitaire sur les plantes.


Serres de Montardon

• Des abris mobiles
Les abris mobiles du Magneraud (17) permettent de créer des conditions de sécheresse au champ afin de formuler des lois d’action du manque d’eau, de mettre au point des conduites d’irrigation et de gestion de l’eau économes. Comme pour PhénoField®, il s’agit aussi d’un dispositif unique dans le sens où les opérations et interventions culturales sous les serres se font avec du matériel d’agriculteurs et que l’automatisme (les serres se referment dès lors qu’une pluie > 0.3 mm survient) permet une gestion et un pilotage précis des stress hydriques.


Serres mobiles du Magneraud sous expérimentation de Maïs

Des enceintes climatiques
Situées sur les stations de Boigneville (91) et de Montardon (64) (cf. tableau ci-après). Ces équipements sont utilisés pour étudier le comportement des plantes sous différentes conditions de température et/ou luminosité et/ou hygrométrie sur diverses thématiques : alimentation en eau, en fertilisants, stress climatiques, protection phytosanitaire (efficacité, sélectivité)…
A titre d’exemple, les chambres climatiques ont permis de mesurer l’impact des températures froides conjuguées à un faible rayonnement, sur la baisse de fertilité des céréales.


Chambre climatique Boigneville


Localisation Type d’équipement Descriptif

Equipements disponibles pour les essais en conditions contrôlées chez ARVALIS (hors serres)


Dispositifs mobiles de brumisation

Installés à Villers-Saint-Christophe (02), Rots (14), Boigneville (91) et Ouzouer-le-Marché (41) les dispositifs mobiles de brumisation permettent d’accélérer dans les conditions de culture au champ le processus de contamination des cultures par les champignons.
Dans le cadre des essais déployés à ARVALIS pour l’étude de la fusariose des épis provoquée par Fusarium graminearum, producteur de mycotoxines, ainsi que sur le mildiou de la pomme de terre, l’acquisition de matériel spécifique a été nécessaire. Ainsi, sur des essais variétés et d’évaluation des fongicides, les rampes de brumisation sont utilisées durant la floraison des blés afin de maintenir une hygrométrie suffisante à l’éjection des spores et l’infection des blés. Elles sont de même utilisées pour la production d’oospore de Mildiou de la pomme de terre. Ces rampes sont positionnées le long des micro-parcelles et sont déclenchées le matin et en fin de journée pour prolonger l’effet de la rosée.

Quatre sites d’évaluation des impacts environnementaux de l’usage des intrants

ARVALIS dispose en particulier d’un réseau de parcelles équipées de lysimètres permettant de collecter les eaux de drainage (et, sur le site de La Jaillière, de ruissellement) et d’en analyser les contaminants, en particulier phytosanitaires. Les programmes partenariaux conduits depuis de nombreuses années permettent aujourd’hui de disposer d’une base de données de 95 000 résultats concernant plus de 130 molécules.
Dans la même logique les stations de Boigneville et de La Jaillière disposent d’installations permettant, au champ, l’évaluation des émissions d’oxydes d’azote et d’ammoniaque à la suite d’épandage de fertilisants azotés.



Sur un autre plan, le site de Montardon (64) accueille une unité de méthanisation, gérée en partenariat avec le lycée agricole de Pau-Montardon. Des projets en cours pourraient renforcer l’investissement d’ARVALIS dans ce domaine. Ainsi, ARVALIS pourrait développer une expertise approfondie tant dans le domaine de la caractérisation des matières premières que dans la caractérisation des digestats.

Réseaux d’observation et d’expérimentation

Des essais de longue durée pour « construire ensemble les systèmes de culture de demain »
Issu d’un partenariat ambitieux et structurant entre les instituts ARVALIS – Institut du végétal, l’Institut Technique de la Betterave et Terres Inovia, le projet SYPPRE est original à plus d’un titre. Il intègre cinq plateformes prospectives réparties sur toute la France, la coconception des systèmes de culture étudiés avec des réseaux d’agriculteurs et d’acteurs locaux, et un observatoire des pratiques.


Plateforme SYPPRE Béarn inaugurée le 20 juin 2017 – patchwork de cultures


Plateforme SYPPRE du Lauragais inaugurée le 31 mai 2017 – présence des élus

Des essais de longue durée pour étudier les effets à long terme de rotations et de pratiques culturales (suppression du labour, réduction des pesticides, introduction du désherbage mécanique…), de systèmes de culture ou d’élevage (conventionnel, bio, intégré…), et pour mesurer les effets sur l’ensemble des paramètres agronomiques, intégrant par exemple le stockage du carbone et la biodiversité :
- Boigneville (91) : 45ème année de l’essai rotations et suppression du labour,
- La Jaillière (44) : devenir des matières organiques,
- Rots (14) : protection intégrée des cultures,
- Baziège (31) : gestion du désherbage dans la rotation,
- Montgaillard (31) : comportement de cultures dédiées à la production de Biomasse.

Certains réseaux d’expérimentations ou d’observations sont également à mentionner compte tenu de leurs spécificités :

Le Réseau d’Excellence Expérimentale (R²E) d’ARVALIS
Il est né d’une volonté de faire travailler ensemble des acteurs bénéficiant de l’accréditation « Bonnes Pratiques Expérimentales ». Composé majoritairement de coopératives agricoles, ce réseau travaille actuellement sur le biocontrôle et les biostimulants. L’objectif est de pouvoir démultiplier les forces pour répondre plus rapidement aux questions des producteurs et permettre aux  agriculteurs et à leurs filières d’utiliser plus rapidement les innovations les plus prometteuses.

Le réseau national « fermothèque »
Ce réseau compte environ une trentaine de fermes-type localisées dans différents bassins de production, parfaitement caractérisées et à partir desquelles des études économiques sont menées, par exemple pour évaluer l’impact micro-économique des évolutions techniques ou règlementaires.

• Le réseau épidémiosurveillance

ARVALIS participe au réseau d’épidémiosurveillance contribuant aux Bulletins de Santé du Végétal (BSV). Il agit à plusieurs niveaux : observations, animations de filières au niveau régional, harmonisation des protocoles d’observations, étude des effets non intentionnels (résistances). Depuis 2008, avec l’ITB et Terres Inovia, ARVALIS a conçu un outil de saisie et de stockage des données issues des observations : Vigicultures®. Cet outil couvre aujourd’hui 17 régions et accueille les observations de plus de 2 500 contributeurs de toutes origines.

Le réseau de monitoring des résistances
ARVALIS est impliqué dans plusieurs réseaux de suivi des résistances des bio-agresseurs aux phytosanitaires. En particulier, il coordonne depuis 2004 le réseau multi partenarial « Performance blé » qui vise à suivre l’évolution des résistances de Septoria tritici aux strobilurines, aux triazoles et aux carboxamides (SDHI). Ce réseau réunit près d’une cinquantaine de partenaires (Chambres d’Agriculture, coopératives, négoces, firmes de l’agro-fourniture) autour de 100 essais et conduit à entre 300 à 600 analyses de résistances réalisées par le laboratoire INRA Bioger.

Infrastructures d’évaluation de la valorisation des produits

Evaluer la valeur des fourrages, grains et co-produits en alimentation animale

• La ferme expérimentale de Jeu les bois (36) :
Née d’un partenariat original entre ARVALIS et quatre chambres départementales d’agriculture (deux de la Région Centre Val de Loire et deux de la Région Nouvelle Aquitaine), l’OIER des Bordes, dispose de deux troupeaux de viande bovine : un troupeau expérimental de race charolaise en production conventionnelle et un troupeau expérimental de race limousine en production biologique. Les partenaires ont pris la décision récente d’investir dans un bâtiment d’engraissement de nouvelle génération permettant de travailler, dans cette région mixte cultures-élevage, les voies d’amélioration de la performance économique des exploitations. Ce bâtiment va ainsi permettre de produire des références d’excellente qualité (Bonnes Pratiques Expérimentales) sur un ensemble de types d’animaux (broutards, jeunes bovins, vaches de réforme, etc.). Ce nouveau bâtiment sera inauguré en novembre 2017.


Nouveau bâtiment écologique automatisé pour la production de bovins allaitants – Jeu-les-Bois (36) (à gauche) ; robot d’alimentation totalement automatisé (au centre) ; distributeur de paille circulaire robotisé surplombant l’ensemble des stabulations (à droite).

Le bâtiment laitier de la station expérimentale de La Jaillière (44) :
Ce bâtiment permet d’effectuer des travaux de recherche sur les pratiques d’élevage et d’alimentation d’un troupeau laitier en partenariat avec l’IDELE, les Chambres d’Agriculture, l’INRA et les coopératives laitières du grand ouest. Ce partenariat a été consolidé dans le cadre d’une organisation avec l’ensemble de ces partenaires à l’échelle du grand Ouest de la France, et en particulier avec les fermes expérimentales gérées par les Chambres d’Agriculture et l’IDELE : organisation des biennales des fermes expérimentales de l’Ouest, partage de nos actions recherche et de communication régionale, etc.


Nouveau bâtiment écologique laitier de La Jaillière (44)

L’atelier d’engraissement de Saint-Hilaire-en-Woëvre (55) :
Cette station typique des zones mixtes du plateau lorrain combine des surfaces en grandes cultures et un troupeau de vaches allaitantes. Ce dispositif a été complété par un bâtiment d’engraissement, conçu en partenariat avec les coopératives animales et céréalières de l’Est de la France. Il permet de tester la valeur alimentaire de divers coproduits (drèches, tourteaux,…) sur de jeunes bovins. Cette ferme constitue par ailleurs l’une de nos deux Digifermes®, en partenariat avec l’IDELE, Terres Inovia et l’ITB.

L’atelier de porcs et de volailles de Villerable (41) :
Cet atelier est dédié à l’étude fine de la digestibilité des aliments à base de céréales sur monogastriques. Les équipes sur place, très spécialisées, travaillent essentiellement en partenariat avec des entreprises du secteur de l’alimentation animale. Compte tenu de l’évolution des normes en matière d’expérimentation et de bien-être animal, le bâtiment sera entièrement rénové courant 2017.

Une plateforme analytique de 1 500 m2 sur la station expérimentale de Boigneville (91) pour évaluer les qualités (sanitaires, technologiques…) des céréales et des fourrages

Cette plateforme accueille 22 collaborateurs sous la dénomination « Pôles Analytiques d’ARVALIS » (PAA). Ces pôles analytiques assurent l’activité d’analyse des qualités technologiques, biochimiques et sanitaires des produits dans 3 domaines de compétence :
- Analyses des blés tendres, farines et autres produits de mouture.
- Analyses des aliments pour animaux.
- Analyses des contaminants : mycotoxines.

Au-delà des équipements classiques des laboratoires d’analyses chimiques, cette plateforme dispose des équipements nécessaires à l’évaluation technologique des céréales et en particulier du blé tendre : rhéologie, fournil expérimental. Il constitue aussi un site de référence d’audience internationale sur la technologie proche infra-rouge appliquée à différentes matrices. ARVALIS – Institut du végétal accompagne en effet depuis 1994 le premier réseau infrarouge mondial, la SCICA AGRORESO. Dans le cadre d’une convention triennale renouvelable, l’institut réalise chaque campagne un certain nombre d’actions pour le compte du réseau qui regroupe des O.S. et des industries utilisateurs d’infra-analyseurs : fabrication des échantillons pour la standardisation des 1 200 appareils, calibration (garantie par différents tests statistiques mis en place par ARVALIS, sur la base de 6 000 échantillons constitués annuellement), standardisation des nouveaux appareils entrant dans le réseau et surveillance des calibrations.

Cette plateforme est équipée pour recevoir, nettoyer, broyer et stocker plus de 5 000 échantillons de matières premières chaque année. Les équipements (nettoyeurs, broyeurs, halle de stockage) permettent une gestion contrôlée et homogène des lots allant de 500 grammes à plusieurs kilos. Au total, le laboratoire réalise plus de 60 000 essais par an pour une cinquantaine de partenaires sous forme de rapports d’essais dont plus d’un tiers portent le logo COFRAC. De plus, pour assurer la conservation d’une collection d’échantillons référencés, une échantillothèque regroupe près de 10 000 échantillons de grains et farine.
Ce laboratoire n’a pas vocation à se positionner sur le marché des analyses de routine, mais constitue un réél outil de référence pour les démarches de R&D d’ARVALIS et de ses partenaires.

Des installations pilotes destinées à étudier les voies d’amélioration des process industriels

Une halle technologique pommes de terre
Dédiée à l’étude des qualités des pommes de terre et leur aptitude à répondre aux critères qualitatifs exigés par les divers débouchés industriels (fritabilité, chipsabilité des pommes de terre), cette halle est installée depuis les années 90 à Boigneville (91). Des tests d’analyse sensorielle y sont également menés.

La « plateforme métiers du grain », conçue dans le cadre d’un partenariat avec les acteurs de la filière céréalière (collecte, meunerie, interprofessions, instituts techniques…), a pour objectif d’apporter des réponses aux organismes stockeurs et aux producteurs qui stockent des grains afin d’optimiser le process de stockage (conservation sans insecticides, technique de fumigation, nettoyage…).


Plateforme Métier du Grain – devant les silos – Boigneville (91)

Un moulin pilote
Situé sur le site de Surgères (17), ce moulin est géré dans le cadre d’un consortium de 9 partenaires publics et privés de la recherche de l’amont à l’aval de la filière. Ce moulin unique au plan international reproduit fidèlement le comportement des produits en minoterie industrielle, tout en travaillant sur des lots réduits (de l’ordre de 200 kg). Il permet d’évaluer par exemple :
- le comportement en mouture des variétés de blé, ou de mélanges de variétés,
- le nettoyage avec trieur optique,
- des moutures avec différents diagrammes : superposition de passage; by-pass de détacheurs, utilisation de sasseur…,
- des moutures avec des vitesses différentielles variables,
- l’intégralité des farines de passage individualisées.

La plateforme de stockage des pommes de terre de Villers-Saint-Christophe (80) :
Cette plateforme permet de tester diverses techniques de stockage des pommes de terre en interaction avec leur aptitude technologique. Ce centre dispose de 4 cellules pilotes de stockage vrac de 40 t, de 4 cellules « Bonnes Pratiques Expérimentales » de 12 t pour le stockage en caisses spécialement conçues pour les applications d’inhibiteurs de germination (parois métalliques, palox plastiques), d’une cellule réfrigérée équipée de 5 cloches Palistore® permettant de mener des études sous Atmosphère Contrôlée (éthylène).


Cellule de Stockage BPE – inhibiteur de germination de la pomme de terre – Villers-Saint-Christophe (02)

Une chaine expérimentale de teillage
Basée sur la station d’Ecardenville-la-Campagne (27), elle est destinée à évaluer le rendement en fibres lié aux différentes variétés ou techniques de culture du lin.