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Quel cap pour nourrir le monde en 2050 ?

En 2050, la planète devrait compter près de 9,6 milliards d'êtres humains !
On prévoit que le monde aura besoin de 110 % supplémentaires de la productivité agricole d'ici 2050 pour nourrir les populations et le bétail. Cependant les taux actuels d'amélioration du rendement des cultures ne peuvent offrir qu'une augmentation de 40 à 70% d'ici 2050. Il y a donc besoin d'une forte croissance de la production végétale pour équilibrer l'offre et la demande.

Le monde aura besoin de 110 % supplémentaires de la productivité agricole d'ici 2050Le défi consistera à réaliser cette expansion de manière durable, en maintenant la qualité nutritionnelle, en s’adaptant aux contraintes du changement climatique de l’hétérogénéité des systèmes agricoles mondiaux.

L'agriculture est également gourmande en ressources. Elle consomme plus d'eau que tous les autres secteurs réunis et repose encore à ce jour en partie sur l'utilisation d'engrais de synthèse dont l'impact environnemental est élevé.

Accroître la production végétale en augmentant l'allocation de terres à l'agriculture n'est pas souhaitable, car cela ne peut se faire qu'au détriment des écosystèmes naturels menacés, qui abritent une grande partie de notre biodiversité et qui fournissent des services écosystémiques à la société.

Pour répondre à ces enjeux, nos cultures actuelles devront donc être repensées et il est urgent de définir leurs caractéristiques de demain. Heureusement, en Europe, nous disposons d'une très forte communauté scientifique dans le domaine des plantes.

Le projet CropBooster-P, rassemblant plus de 20 partenaires européens, vise à identifier les priorités et opportunités pour favoriser la productivité des cultures européennes et l’adapter aux changements sociétaux et environnementaux décrits ci-dessus. L’objectif est de retranscrire les actions nécessaires à mettre en place pour augmenter durablement la productivité des cultures européennes et pour préparer les filières agricoles aux besoins et conditions climatiques futurs. Pour cela, l’ouverture au public du projet, ainsi que la mobilisation des sciences végétales européennes sont indispensables. Ce processus inclusif d'analyse, de consultation et de révision aboutira à la publication d'un livre blanc - une feuille de route - qui proposera une stratégie réaliste pour doubler durablement le rendement des grandes cultures européennes d'ici 2050 et préparer ces cultures au futur climat de l'Europe.

Ce livre blanc ne se contentera pas de présenter un plan technique pour l'amélioration du rendement des cultures, mais il constituera un tremplin vers une économie rurale renforcée, moteur d'une nouvelle bioéconomie alimentaire et non alimentaire.

Arvalis, de par ses valeurs et son engagement auprès des filières agricoles est naturellement très actif au sein de ce projet et apporte son expertise scientifique sur l’anticipation des impacts du changement climatique sur les pratiques agricoles. L’institut contribue aussi à la cartographie des méthodes/technologies actuelles et futures pour l'amélioration du rendement et de la qualité nutritionnelle des espèces végétales.

Plus d’information sur le projet : ici